AAARGH
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golfe et des banlieues,
Liste des numeros de la nouvelle
série,
numéro 34 (janvier 2004)...
Le Courrier des Incrédules
Conseils de
révision
Actualités de janvier
2004
oooOOO§§§OOOooo
Indro Montanelli,
journaliste italien raconte qu'il a été convoqué par Mussolini,
un jour
de 1932, après avoir écrit un article contre le racisme. Le Duce le laisse
poireauter
un quart d'heure et lui dit: "J'ai lu votre article sur le
racisme, bravo je vous félicite.
Il razzismo è roba da biondi." Le
racisme est une affaire de blonds. (Corriere della Sera, 13 nov.
2003, p. 1.)
The Kotzker Rebbe said, "who
increases knowledge, increases pain;
even though he will add pain, a
person must increase his knowledge." Rebbe Schönefeld, 1977.
ORADUR: UN AN DE
DUR
-
Oradour: Vincent Reynouard persiste
et signe
-
- Le 18 novembre, l'animateur de la branche
francophone de VHO (Vision historique objective), Vincent Reynouard,
comparaissait devant le tribunal correctionnel de Limoges pour apologie de
crimes de guerre, délit passible de cinq ans de prison et de 300.000 francs
d'amende. Crime de cet ancien professeur de 34 ans, père de quatre enfants: la
réalisation et la diffusion d'une cassette vidéo, "La tragédie
d'Oradour-sur-Glane: 50 ans de mensonges officiels", complément de son livre
volumineux qui, lui, n'est plus interdit depuis l'arrêt du 22 janvier 2002 de
la cour administrative d'appel de Paris saisie par Me Delcroix.
- [<http://aaargh-international.org/fran/polpen/Oradour/oradour.html>]
- Etait également poursuivi pour complicité
un Limougeaud de 78 ans, Guy Dubois, qui avait envoyé à treize personnes un
bon de commande pour la cassette. Un test ADN (qui coûte environ 100.000
francs!) ordonné par le juge d'instruction Christine Fourel avait prouvé qu'il
avait lui-même collé les timbres destinés à l'envoi.
- Le procès, bâclé en trois heures devant une
salle comble où avaient pris place en nombre à peu près égal les amis et
adversaires de V. Reynouard, s'est déroulé dans une atmosphère très lourde, le
président François Casassus-Builhé se signalant par une partialité militante.
Le paradoxe, c'est que le magistrat ne s'est pas contenté d'essayer de prouver
en quoi Reynouard avait fait une apologie de crime de guerre, il a voulu
refaire en une matinée et donc au rabais le procès de Bordeaux de 1953 où
vingt et un prévenus étaient passés en jugement pour "assassinats accompagnés
et précédés d'actes de barbarie, incendie volontaire de l'église, association
de malfaiteurs". S'appuyant sur l'autorité de la chose jugée, le président et
le procureur de la République, Olivier Tcherkessof, ont considéré que la thèse
avancée ne "reposait sur aucun fait établi" et qu'au procès de 1953 les
prévenus n'avaient pas contesté que les hommes de la division Das Reich
avaient eux-mêmes mis le feu à l'église d'Oradour où périrent plus de cinq
cents femmes et enfants. Ce à quoi Vincent Reynouard a répondu qu'il y avait
deux genres de procès: "le procès traditionnel où le prévenu est présumé
innocent et le procès où intervient la raison d'Etat et où le prévenu est
d'office présumé coupable". La seule solution pour la défense, c'est alors,
comme à Nuremberg en 1945-46 ou à Bordeaux en 1953, d'opter "pour une défense
de connivence et non de rupture".
- Me Delcroix a demandé que l'on visionne la
cassette, objet du délit. Refus du président qui en revanche accepte aussitôt
la suggestion de l'avocat de la LICRA, Me Philip Gaffet, de faire venir à la
barre Marcel Darthout qui a été témoin, non pas de ce qui s'est passé à
l'église mais dans les granges où personne ne conteste qu'en effet la division
Das Reich a fusillé une centaine d'hommes dans l'après-midi du 10 juin 1944.
Dans un premier temps, le président permet au prévenu d'interroger lui-même le
témoin des parties civiles, mais très vite il se ravise et lui reproche
âprement d'avoir dédié son "livre aux victimes civiles d'Oradour, de Dresde,
d'Hiroshima et aux vaincus qu'on a calomniés". "Dédiez-vous aussi ce livre à
Adolf Hitler?", le défie-t-il. "Pourquoi pas, c'est un vaincu", rétorque V.
Reynouard -- qui a également dédié l'ouvrage à un certain Jean-Marie, ce qui
met le tribunal en transes, mais le Jean-Marie en question est... le
Bruxellois qui héberge Reynouard et sa famille!
- Posément, le révisionniste explique sa
démarche: "Mon livre part de pièces que j'ai étudiées, recopiées. J'ai été
voir des pompiers, des artificiers, des fondeurs de cloches. Mon objectif est
seulement d'ouvrir un débat que mes contradicteurs ont toujours refusé malgré
mes demandes réitérées. Ce que je souhaite, c'est l'ouverture des archives de
la gendarmerie du Blanc (Indre) qui sont hélas fermées jusqu'en 2053! Si j'ai
commis des erreurs, je suis prêt à les corriger, mais débattons et ouvrons les
archives!". Le président prend violemment l'accusé à partie: "Vous n'y étiez
pas, il faut vous mettre cela dans le crâne." Réplique de Reynouard: "Les
historiens qui étudient César et qui écrivent des livres sur lui ne l'ont pas
connu!" Les témoignages que l'on oppose à l'animateur de VHO, ce dernier les a
longuement analysés et décortiqués dans son livre, mais on ne lui laisse pas
le temps de s'expliquer.
- La LICRA, les Amis de la Fondation pour la
mémoire de la Déportation et Marcel Darthout demandent chacun un euro de
dommages et intérêts et mille euros d'indemnités, le procureur requiert quant
à lui 1.500 euros d'amende contre Guy Dubois, un an d'emprisonnement assorti
d'un sursis partiel ou total et 4.500 euros d'amende contre Vincent Reynouard.
En laissant entendre qu'une peine d'emprisonnement ferme était envisageable
pour "faire un exemple" et assurer "le repos des âmes et la paix des
consciences"!
- Dénonçant ces accusations "de nature morale
et théologique", Me Eric Delcroix a expliqué dans sa plaidoirie qu'il n'y
avait pas apologie mais contestation d'un crime de guerre. Constatant que la
justice des hommes n'était pas infaillible puisqu'elle a condamné le Christ et
Jeanne d'Arc et que le devoir de l'historien n'est pas de protéger l'ordre
social mais de s'attacher à la véracité des faits, l'avocat a plaidé la
relaxe. Jugement le 12 décembre.
-
- Jérôme Bourbon
- Rivarol, n* 2646 du 28 novembre 2003
- VHO, BP 256, B-1050 Bruxelles 5.
Le tribunal correctionnel de Limoges a rendu son jugement:
Vincent Reynouard est condamné à un an de prison dont trois mois ferme, à 10.000
euros d'amende, à la confiscation de toutes ses archives saisies par la police
belge lors de l'instruction de l'affaire, à une interdiction de se rendre dans
le département de la Haute-Vienne, à une mise à l'épreuve de trois ans, à verser
à chacune des trois parties civiles 1 euro de dommages-intérêts et 1.000 euros
au titre des frais de procès.
Son "complice", Guy Dubois, est condamné à trois mois de
prison avec sursis et à 2.000 euros d'amende.
Le jugement a été déclaré exécutoire, ce qui veut dire que
l'appel qu'ont interjeté les deux condamnés n'est pas suspensif!
Néanmoins, aucun mandat de dépôt n'ayant été délivré à l'audience, Vincent
Reynouard a pu rejoindre son domicile. Hier, toute la journée, veille du procès,
FR3 régional avait rappelé que le jugement devait être rendu ce matin et avait
invité les auditeurs à poser leurs questions sur Oradour et à faire part de
leurs observations, en leur fournissant un numéro de téléphone spécial à cet
effet.
A la sortie de l'audience, des organisations de gauche,
telles que les sauvages du SCALP, avaient rameuté leurs troupes que Vincent et
ses amis n'ont pu esquiver qu'en prenant leurs jambes à leur cou.